La Garinière

Cette appellation pourrait provenir de garenne ; ce terme désignait autrefois un bois, un étang ou une portion de rivière auxquels était rattaché un droit exclusif de chasse ou de pêche. La rivière (Déôme) n’est pas loin et les seigneurs successifs du château de La Rivoire auraient pu être les détenteurs de ce droit. Il faut remarquer que l’abbé Peillon, qui consacre trois articles au Château de la Rivoire, note dans le premier (L’Echo de Saint-Julien, septembre 1907) que le domaine de la Rivoire s’est étendu à une certaine époque jusqu’au ruisseau de la Garinière, qui marque aujourd’hui la limite entre le département de la Loire et celui de l’Ardèche. Or, précise-t-il, ce ruisseau de la Garinière s’est primitivement appelé ruisseau de la Gallinière. Cela conforte l’idée d’un endroit giboyeux, avec seulement un changement de nature du gibier, une gallinière étant plutôt riche en gallinacés (poules et coqs, faisans, perdrix, cailles, pintades…).